J'ai été viré aujourd'hui. Pour quel motif? Mon blogue. Ce blogue. J'ai été viré, pour avoir écrit mes opinions sur cette entreprise. Le Big Brother, payé par mon employeur pour me surveiller a concocté un beau petit dossier sur mon compte et a rapporté mes textes. Les dirigeant de l'entreprise ont conclu que j'avais fait amplement la preuve de ma déloyauté et que je cherchais « sciemment » à nuire à l'entreprise et surtout à son image. Je n'en rajouterais pas, le rapporteur, payé par l'entreprise pour ce sale boulot va sûrement me lire. Il pourra toujours rapporter qu'il ne m'a jamais vu travailler, ni même adressé la parole. Il aurait pu constater que ma loyauté était au-delà de celle où on nous demande de fermer notre gueule. J'ai donné pas mal plus que certains types mieux placés que moi dans cette entreprise, mais ça n'a jamais compté, pour ce licenciement. Après plus de neuf ans à ce travail, où je me suis défoncé pour la clientèle de Renaud-Bray, à trouver les choses qu'elle désirait, même les titres les plus improbables, voilà ainsi que s'achève cette carrière. Viré pour délit d'opinion. C'est ainsi qu'il faut prendre ce congédiement. Il me tente d'en écrire plus, mais je me retiens, bien entendu. Le coup m'a sonné, mais je ne laisse pas cela sans riposte.
<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />Pour moi, la vie chez Renaud-Bray, c'étais les collègues, les centaines de collègues avec lesquels j'ai partagé toute sorte de chose. C'est essentiellement l'ambiance de travail, que l'on se donnait à ma succursale. C'est pour eux que je suis triste ce soir, l'ambiance de nous retrouver au travail va énormément me manquer. J'espère que les liens vont se maintenir. Malgré toute la rancœur que j'ai pu exprimer sur mon employeur, j'ai eu énormément de plaisir à travailler comme libraire. Mon ancienne directrice me disait, suite à mon retour de mon congé sans solde, ce printemps, qu'elle s'était « ennuyée de mon grand rire ». Ça en dis long. La vie chez Renaud-Bray, c'étais aussi le syndicat, où j'ai milité activement et où j'ai participé aux deux dernières négociations. J'ai été jusqu'à aujourd'hui membre de l'exécutif de l'unité syndicale, où j'ai énormément appris. Ça aussi, je vais m'en ennuyer.
Je n'ai pas tellement de choses à ajouter dans l'immédiat. Peut être les prochains jours, quand le deuil se fera. Nouveau chômeur, je devrais me rendre au bureau de l'assurance-emploi, demain matin. Je devrais recevoir ma cessation d'emploi la semaine prochaine. Comme les comptes n'attendent pas, je devrais me trouver un autre gagne-pain, dans l'immédiat. La course commence...
Je laisse encore une fois cette chanson de Subhumans, « Subvert City », afin que vous puissiez avoir un aperçu sonore de ce que je m'attend, pour l'avenir. Faites jouer ça très fort, chez vous!
