Je vais passer pour un rabat-joie, en ce beau dimanche ensoleillé. Je viens de regarder ce reportage sur le crystal meth, à mon avis la pire drogue vendue dans les rues, récemment arrivée à Montréal. Dans la rue voisine de la mienne vivent deux prostituées, au corps visiblement ravagé par l'utilisation de cette drogue. Gravement amaigries, édentées, au look de morts-vivants, les deux filles sont visiblement plus vieilles que moi mais en réalité, je les dépasse de quelques années. L'autre jour encore, l'une d'entre elle se vendait au ti-mononks habitués de passer dans mon secteur, pour une passe pas chère. J'ai eu le temps d'observer son manège en revenant du marché et surtout, de voir les cicatrices du meth sur ses bras et ses jambes. Dans ce reportage, vous allez voir ce qui peut causer autant de dommages, chez les utilisateurs de cette drogue.
Sur les deux filles, la première fois que je les ai remarqué, c'est l'automne dernier, quand elles hurlaient à la lune à une heure du matin, au coin de la rue, complètement défoncées. Depuis, quand je les croise, je remarque que leur état ne s'améliore pas. Pire, j'en ai vu d'autres, qui se sont ajoutées, avec visiblement le même problème.
