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Jour de deuil national, le 28 avril 2007.

206 travailleurs sont morts l'an dernier au Québec, victimes d'accident de travail. C'est pourquoi je trouve important de souligner cette journée de deuil.

 

Dans le contexte de la précarisation généralisée des conditions de travail, sacrifiés à l'autel du capitalisme débridé, de la compétitivité et du profit, l'acte de faire valoir nos droits à des milieux de travail sécuritaire ne doit pas être révolutionnaire, mais bien être LA NORME!

 

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(communiqué du CTC)

Le Congrès du travail du Canada a établi le Jour de deuil national il y a plus de 20 ans. Malheureusement, le nombre de travailleuses et de travailleurs blessés au travail ou qui meurent de causes liées au travail continue d'augmenter dans certains milieux de travail. Les faits nous disent que devons faire davantage pour protéger la vie et le gagne-pain des travailleuses et des travailleurs canadiens.

 

Le Congrès du travail du Canada a souligné cet événement pour la première fois en 1984. Depuis, le Jour de deuil national est observé à l'échelle mondiale par les syndicats, les centrales syndicales, les conseils du travail, les municipalités et les gouvernements nationaux. Le Jour de deuil, appelé Jour à la mémoire des travailleurs en Europe, est en fait observé dans plus de cent pays. La Confédération syndicale internationale (CSI) l'a reconnu officiellement, et plusieurs pays ont entamé des démarches pour emboîter le pas au Canada, qui l'a reconnu officiellement en 1991.

 

Cette année, le Congrès du travail du Canada a placé le Jour de deuil national sous le thème « La santé et la sécurité pour tous les travailleurs et travailleuses ». Nous devons demander aux gouvernements d'appliquer les lois existantes en mettant en place des mécanismes et des ressources à cette fin. Les gouvernements peuvent sauver des vies en appliquant les lois. 

Aujourd'hui, nous pleurons les travailleuses et les travailleurs disparus. Nous soulignons, par la même occasion, qu'il est de plus en plus important de nous battre pour les vivants.

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