De retour du spectacle des Denis Drolet, en rodage à la Maison de la culture Mercier. Non mais quel duo, à mon avis ils ont de belles années devant eux, tant qu'ils sont encore capable de supporter la couleur brune... des numéros incroyablement absurdes, parfois dans le burlesque et dans l'absurde, toute l'originalité est dans le ridicule. Des costumes sans bon sens (il faut voir la scène de l'école, quand le Denis barbu se déguise en directeur...), des répliques crues, des décors laids au possible et une efficacité au-delà de mes attentes. Le personnage d'émission pour enfant, Monsieur Chartier, restera longtemps dans ma mémoire.
On s'est fait rabattre les oreilles sur le sondage paru dans le Journal de Montréal et ses affiliés. Je n'en rajouterai pas plus, les lacunes de ce sondage apparaissent plus clairement, par son analyse. On n'a pas fait la différence entre le racisme, la croyance envers la supériorité et/ou l'infériorité d'une race sur l'autre/les autres, et la xénophobie, la crainte de l'étranger. Ce que je lis est davantage l'expression de cette dernière attitude, assez normale dans un contexte comme le nôtre. Lire sur l'existence des craintes des gens vivant en région, ne vivant pas la même situation que celle vécue à Montréal démontre amplement le niveau où ce situe ce problème. On a également la démonstration d'un sondage sensationnaliste, menée maladroitement dans un contexte sensible. Ce qu'il faut, ce sont des débats comme celui au « Point » hier soir, entre des personnalités comme Yolande Geadah, Bernard Landry, l'imam dont j'oublie le nom et Me Julius Gray. C'est dans le dialogue qu'on obtient des résultats satisfaisants pour tous. C'est une évidence, mais on a semblé l'avoir oublié cette semaine.
Par ailleurs, on a remarqué comment un politicien de bas étage comme Mario Dumont tente de récupérer ces craintes à son avantages et à celui de son parti. L'ADQ, le rassemblement des réactionnaires de tout poil, tente par tous les moyens de démontrer un semblant de raison d'être, en ratissant chez les aigris. Une journée, il va pourfendre le principe d'accommodement raisonnable, en prenant les exemples de dérapages comme la norme de ces accommodements, l'autre, il tente de se montrer comme le prochain Ronald Reagan, en défendant le modèle néo-libéral comme le grand remède miracle à tous nos maux collectifs. Heureusement, cette attitude le classe pour longtemps dans la frange de droite, celle dont l'électorat ne semble pas réagir très favorablement. Tout au plus a-t-il réussi à refaire sortir les électeurs les plus rébarbatifs à se déplacer, il cherche désormais à les maintenir comme des militants de base. Ainsi, on doit compter le ralliement des anti-politiques à son parti comme un grand succès, la catégorie qui applaudissent à «L'illusion tranquille ». Mais à la longue, ce cantonnement droite néo-libérale/droite conservatrice va lui couper toute chance de faire autrement que représenter les fans des nombreux démagogues sévissant au Québec, qu'ils proviennent des médias ou de l'Institut économique de Montréal. Et c'est une excellente nouvelle, nous ne verrons pas l'ADQ au pouvoir de sitôt.
Et aux racistes convaincus, on se passerait amplement de vous, ce n'est même pas nécessaire de rester à militer à l'ADQ, vous pouvez partir, on ne vous retiens pas. Bon débarras!