• On ne connaît pas notre bonheur.

    Mine de rien, j'ai quelques raisons de me réjouir, dans ce temps printanier tardif. Il peut y avoir d'autres raisons de déprimer, comme la hauteur des bancs de neiges à fondre, la saleté des rues de mon quartier, la présence de voisins imbéciles autour de chez moi, dans l'appartement voisin de l'autre bloc et le vendeur de drogue d'en face... hé bien non! Autant exprimer sa satisfaction, pour bien commencer la semaine. Quand je relis ce que j'écrivais il y a un an, la différence est là. La dépression me frappait de plein fouet, avec ce que ça comporte. Maintenant, je n'ai pas de raison de me plaindre, même si je demeure prudent. Et très attentif.

     

    À l'exemple de la très grande majorité des Montréalais, je suis de ces partisans du Canadien de Montréal très satisfait ce matin. Champion de sa conférence, le club a obtenu le meilleur résultat depuis 19 ans, avec 104 points. Encore l'automne dernier, personne n'aurait parié là-dessus, mise à part la catégorie des éternels fanatiques. Quelle belle manifestation que celle des joueurs, à la fin de la partie samedi dernier, en saluant les spectateurs au centre de la patinoire. Ça va être rempli, dans les bars et tavernes jeudi prochain, on doit déjà se frotter les mains... J'en connaît une au boulot qui va se faire étourdir, si elle évoque sa partisanerie tranquille envers les Bruins de Boston... En tout cas, ça m'a fait avaler plus facilement ma déroute dans mon pool de hockey. Moi qui avait dominé les trois premiers mois, les blessures et le passage à vide de mes joueurs m'ont fait terminer au septième rang! Y'en a un qui pourra dire : « Marci pour ton vingt piastres! ».

     

    Le retour de la Canon... ça ne vous dira sûrement rien, cette affirmation. La Canon? C'est une marque de bière, disparue depuis dix ans, qui a été ma préférée. Ma déception a été très grande, lorsque la brasserie GMT (avant les Brasseurs CJ) a cessé de la produire. Cependant, je dois préciser qu'elle n'est pas disponible partout. J'ai reçu cette réponse de la compagnie ce matin :

     
    De : oktobre7 [mailto:oktobre7@hotmail.com]
    Envoyé : 6 avril 2008 20:31
    À : info@brasseursrj.com
    Objet : La Canon
     
    Bonjour,
     
    j'ai eu la joie de savoir que vous avez recommencé à produire la bière Canon, une des marques les plus mémorables qui m'a été permis de goûter. Il n'y en avait plus sur les tablettes depuis dix ans. J'aimerais savoir si vous allez la distribuer un peu partout, car je ne l'ai trouvé qu'à un seul endroit, un dépanneur sur la rue Beaubien. J'aimerais bien la trouver dans mon quartier, sera-t-il possible de la trouver facilement dans les dépanneurs?
     

    Merci!

     
    RE: La Canon
    De : TELEVENTES (televentes@gmt.ca)
     
    Bonjour,
     
    Malheureusement la bière Canon a été brassée en quantité très limitée.
     
     Il n'y a que quelques commerces ciblés qui en ont .
     
    Profitez-en pendant que vous en trouvez parce qu'elle ne durera pas longtemps.
     
    Bonne journée
     

    Danielle Daoust

     

    Ouais, mon plaisir a été tempéré, mais qu'à cela ne tienne, je vous invite à essayer cette merveilleuse marque. Si vous l'appréciez, faites-le savoir à l'entreprise.

     
    Sur un sujet plus sérieux...
     

    Le trajet de la flamme olympique à travers les continents, passage obligé des Jeux Olympiques, y compris les Jeux de Pékin. À voir comment ça s'est passé à Londres et à Paris, je constate comment ces Jeux paraissent indignes au grand nombre. Nul doute que le gouvernement chinois doit s'en mordre les doigts, en voyant que sa stratégie de séduction internationale tourne à vide. Certes, je ne crois pas à un geste d'ouverture de sa part envers les Tibétains, ni maintenant ni jamais, tant le territoire occupé est primordial pour la Chine, par ses ressources naturelles et surtout l'eau. Cependant, la contestation envers la Chine sur cette occupation rassemble plus davantage que la question de la dictature. Les troubles au Tibet, s'ils devaient reprendre, devraient cristalliser cette contestation.

     

    Pire encore, le gestes d'ajustements des pays envers les Chinois, notamment de la Grèce lors des cérémonies officielles ont choqué, tant ils sont inacceptables aux yeux des citoyens, conscients de la régression imposée sur les droits civiques. En fait, en dehors de la sécurisation normale du trajet de flamme, on sent la timidité des États à se tenir debout devant le meilleur client de leurs entreprises, sans compter la présence dans ses frontières de milliards d'investissement en capital. C'est pourquoi nous entendons de plus en plus qu'en dehors de la pression du boycott des Jeux, jugés plus dommageable aux athlètes qu'au pays hôte, ou encore le boycott des cérémonies d'ouverture, on pense sérieusement à remettre en question les liens d'affaires avec un pays jugé indigne, au même titre que l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid.

     

    Nous verrons bien dans les prochains jours ce qu'il adviendra du trajet de la flamme à travers le monde. Si la sécurité se renforce, au détriment du droit légitime des citoyens de faire connaître leur désapprobation envers l'iniquité de ces Jeux de Pékin, nous verrons bien comment nos gouvernants semblent assujetti au géant économique qu'est devenu la Chine. Un géant monstrueux.

     

     
    Une petite chose encore, qui m'a fait bien rire...
     

    Je n'aime pas l'ADQ, comme mes lecteurs habituels le savent déjà. En un an, ses élus m'ont fait bien souvent grimper dans les rideaux, de part leur ingénuité politique les menant à jouer dangereusement avec les acquis sociaux et le bien commun, au nom de la liberté d'entreprise et du primat de la consommation sur la citoyenneté. C'est pourquoi les malheurs que ce parti traverse me réjouissent. Le dernier en ligne est le réveil brutal des membres de l'ADQ du comté de Chauveau, face à la personnalité de leur député, l'ancien président du Conseil du Patronat, M. Gilles Taillon. Ces militants, sûrement sincères dans leur démarche politique, croyaient avoir construit un parti différent des autres, avec des élus semblables à eux. Ils viennent de réaliser que la vedette de leur parti est pas mal plus conscient de sa classe sociale qu'eux. Ainsi, la quasi-totalité de l'exécutif du comité de l'ADQ du comté a démissionné le 15 mars dernier. Les reproches des démissionnaires vont à l'endroit de Taillon, jugé méprisant envers ses bénévoles. Celui-ci a rétorqué en les jugeant sur leur allégeance libérale passée, sous-entendant qu'ils étaient encore sous l'influence de leur ancien parti. Ce n'est pas très fort, comme remarque. Pour un type qui se voyait ministre des Finances dans un gouvernement adéquiste, il manque singulièrement de jugeote. N'habitant pas le comté de la région de Québec, mais bien dans l'Outaouais, après plus d'un an de son élection, le voilà qu'il prétend avoir trouvé un nouvel exécutif, non-élu et...originaire de l'Outaouais! De mieux en mieux. Avec son ignorance feinte ou réelle de la rémunération supplémentaire de son chef, venu le hanter durant le congrès du parti, le numéro deux de l'ADQ fait bien piètre figure.

     

    ...comme la plupart de ses collègues de l'Opposition officielle.

     

    Gilles Taillon, dans sa pose "Roi du bel habit".


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